Le livre
Un jeune homme disparaît à la sortie d’un club. Il ne laisse derrière lui qu’une lettre et, dans sa chambre, des carnets, des poèmes, des flacons : autant d’indices sur sa disparition. À travers le témoignage de ses proches et ses écrits personnels, le roman esquisse le portrait d’un garçon blessé par un amour vénéneux et interroge l’image de soi qu’on fabrique quand tout vacille à l’intérieur. De Paris à Rome et à New York se déploie l’exploration sensuelle et sexuelle d’un être dispersé, déchiré entre un romantisme sombre et une tendre cruauté. Un premier roman virtuose sur un héros dont l’échappée devient mythologique.
L’auteur
Après des études de lettres et un master de recherche en théorie critique, Philippe Savet travaille dans l’édition. Mille millilitres de Ganymède est son premier roman.
Tu vas pas me croire Neisseria, ma mère m’a dit qu’elle voulait essayer la coke. T’imagines. Attends donc elle me dit qu’elle veut essayer la coke. Je lui demande pourquoi en faisant une mine dégoûtée, et c’est la vérité tu sais que ça me dégoûte. Mais j’en ai trop fait. Elle m’a demandé pourquoi je faisais la meuf écoeurée. Je lui ai répondu, je sais pas mais ça a l’air dégueulasse non ? En mode teubée. Tu sais ce qu’elle m’a sorti ? C’est dommage je voulais essayer celle que j’ai trouvée dans ta chambre. Je me suis décomposée. Descente d’organes.
À lire : Mille millilitres de Ganymède, de Philippe Savet, Le Nouvel Attila, 2026