Adeline Vesse © DR

Petite lecture

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Une bête aux aguets

de Florence Seyvos, lu par Adeline Vesse

29 Aug 2020


15:15 — 15:45


Église Saint-Loup
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LE LIVRE

Anna est atteinte d’un mal étrange. À douze ans, elle a contracté une virulente rougeole qui la condamne, depuis, à prendre des comprimés. C’est Georg, un curieux médecin et ami de sa mère qui lui prescrit ces pilules à vie pour éviter le pire. Mais de quel pire s’agit-il, et pourquoi sa mère semble si effrayée lorsqu’ Anna menace de cesser le traitement ? La jeune fille se rend à l’évidence : son monde n’est pas celui des autres. Le sien est fait de lumières qui brillent derrière les rideaux, de voix qui prononcent des phrases énigmatiques ou encore d’ombres glissant dans les couloirs.  Un événement surgit… et la honte envahit Anna qui se découvre peu à peu différente. Se regarder dans le miroir devient un supplice. En quelle créature craint-elle de se métamorphoser ?

L’AUTEURE

Ayant découvert la littérature jeunesse à 21 ans, Florence Seyvos publie ses premiers romans pour enfants et adolescents à l’École des loisirs dont un album devenu un classique de la littérature jeunesse : La Tempête, illustré par Claude Ponti. Son premier roman Les apparitions est couronné du prix Goncourt du premier roman. D’autres suivront comme Le Garçon incassable, prix Renaudot poche en 2013. Parallèlement, elle collabore avec la réalisatrice Noémie Lvovsky pour l’écriture de plusieurs films dont Camille Redouble et adapte pour la Comédie-Française le film d’Ingmar Bergman, Fanny et Alexandre (mise en scène de Julie Deliquet). Florence Seyvos était venue présentée Le garçon incassable à l’intime festival en 2014.

LA COMÉDIENNE

Formée à ARTS2 à Mons, Adeline Vesse a travaillé à plusieurs reprises avec Cécile Backés comme assistante à la mise en scène et comédienne, notamment pour Mémoire de Fille, vu à Namur en janvier 2020. Elle a également joué dans Le roman d’Antoine Doinel mis en scène par Antoine Laubin.

EXTRAIT

« J’ai eu l’impression que ma tête s’ouvrait, et respirait. Mes poumons aussi se sont ouverts, je les ai sentis se déplier comme deux ailes soyeuses et amples. Et pendant ce temps, le scintillement continuait à courir dans mes artères et mes vaisseaux, il gagnait joyeusement mon ventre, y tourbillonnait, il envahissait mes bras et mes jambes jusqu’au bout de mes doigts, de mes orteils.
Scintillement est le seul mot que j’ai trouvé pour décrire cette sensation. Tout à coup j’ai eu une conscience très aigüe de tout ce qui existait autour de moi. »

À LIRE

Florence Seyvos, Une bête aux aguets, Éditions de L’Olivier, 2020
(à paraître le 20 août)