Théâtre

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Liberté, j’aurai habité ton rêve jusqu’au dernier soir

d’après René Char et Frantz Fanon pièce écrite par Felwine Sarr

26 Aug 2021


20:30 — 21:30


Théâtre de Namur — Grande Salle
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Spectacle créé au Festival d’Avignon (sélection du IN)

LA PIÈCE

René Char et Frantz Fanon ont en commun à avoir eu la liberté comme une passion chevillée au corps. Ils auront été tout au long de leur vie des combattants de la liberté, à la fois contre le nazisme et plus tard contre le colonialisme pour Fanon. Ils ne se sont pas fréquenté, mais furent les contemporains d’une époque qui les mit devant le choix intime et décisif de mettre leurs actes à l’unisson de leurs écrits. Dans l’intimité d’un studio de radio, Marie-Laure T, présentatrice vedette de l’émission culturelle “ À mots nus” reçoit l’écrivain Djijack à l’occasion de la sortie de son dernier livre qui traite du lien entre littérature et politique. Djidjack, incarné par Felwine Sarr, raconte comment il a vu dans un rêve René Char et Frantz Fanon attablés dans un bar, le “Richmond Road”. À travers son rêve, le conteur Djidjack nous entraîne dans le sillage du Capitaine Alexandre et du Commandant Omar. Il les met en dialogue, permettant de redécouvrir leurs écrits, le souffle de liberté qui les porte. Dans ce spectacle musical mis en scène par Dorcy Rugamba, les récits réalistes et oniriques alternent, portés par la musique de Majnun et T.I.E., rythmés par Marie Laure Crochant, la journaliste. C’est une ode puissante à la liberté, une inspiration toujours à l’œuvre pour les combats d’aujourd’hui.

L’AUTEUR

Auteur, poète, musicien, économiste et philosophe sénégalais, Felwine Sarr est un des intellectuels les plus influents de ce début du XXIe siècle. Ses ouvrages « Afrotopia » et « Habiter le monde » ont fait l’objet d’un retentissement international immédiat. Il est à l’initiative des « Ateliers de la pensée » à Dakar, l’auteur avec Bénédicte Savoy de la mission « Restituer le patrimoine africain ».

 

EXTRAIT

« Ce qui me choque ici dans ce lit, au moment où je sens mes forces s’en aller, ce n’est pas de mourir, mais de mourir à Washington de leucémie aiguë, alors que j’aurai pu mourir, il y a trois mois face à l’ennemi, puisque je savais que j’avais cette maladie. Nous ne sommes rien sur terre si nous ne sommes d’abord les esclaves d’une cause, la cause des peuples, la cause de la justice et de la liberté. » Extrait d’une lettre de Franz Fanon à Roger Taieb


Avec
Marie-Laure Crochant, Majnun, Felwine Sarr, T.I.E.
Mise en scène : Dorcy Rugamba
Adaptation libre et écriture : Felwine Sarr
Le texte du spectacle est écrit au départ d’extraits de L’insurrection de l’âme. Vie et mort du Guerrier-silex, de Raphaël Confiant – Caraïbeditions. Textes de René Char tirés du Marteau sans maître, Feuillets d’Hypnos, Partage Formel, Recherche de la base et du sommet, La Parole en Archipel. Textes de Franz Fanon tirés de Peau noire, masques blancs, Les damnés de la terre, Frantz Fanon de Alice Cherki.