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Entretien

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Littérature

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De notre monde emporté

de Christian Astolfi

20 Aug 2022


14:15 — 15:15


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LE LIVRE

Du début des années 1970 à la fin des années 1980, Narval travaille aux Chantiers navals de La Seyne-sur-Mer. Ce temps restera celui de sa jeunesse et de la construction de son identité ouvrière. Quand se répand le bruit de la fermeture des Chantiers pour des raisons économiques, ses camarades et lui entrent en lutte, sans cesser de pratiquer leur métier avec la même application, tandis que l’amiante empoisonne lentement leur corps. Dans un subtil mélange de lyrisme et de sobriété, Christian Astolfi compose la chronique d’une existence qui traverse l’évolution politique et sociale de la France de l’époque, tout en révélant les désirs et les peines d’un homme habité par les rêves d’un père qui aura voué sa vie à ce monde emporté.

 

L’AUTEUR

Christian Astolfi vit à Marseille. Son premier roman, Les tambours de pierre , a été retenu dans la sélection du prix Robert Walser, en Suisse, et du prix littéraire des lycéens et des apprentis de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2008. Son deuxième roman, Une peine capitale, a été distingué par le prix du deuxième roman de la librairie imprimerie Colophon, à Grignan, ainsi que dans la sélection du prix Horizon 2016. Son troisième roman, Cette fois je ne t’attendrai pas, est paru en novembre 2018. De notre monde emporté a reçu le prix France Bleu Page des libraires.

 

EXTRAIT

« La Seyne-sur-Mer, octobre 1972. Je passe la première fois la porte des Chantiers. Il fait encore nuit. C’est un matin venteux qu’une levée de nuages sombres viendra tôt épaissir. Il pleuvra en journée. Une de ces averses drues qui tombent sans crier gare et vous transpercent le corps en un rien de temps. J’ai vingt et un ans. La veille, j’ai été embauché comme graisseur. On m’a remis un bleu de travail, une caisse à outils, attribué un numéro de matricule, et un vestiaire – le mien est au fond de la dernière rangée, sous un néon qui cligne de l’oeil, face à un mur cloqué. A l’autre bout, il y a celui de mon père. Profession : ajusteur.  »

 

Entretien mené par Jean-Claude Vantroyen, journaliste au Soir. Lecture par Félix Vannoorenberghe.

À LIRE : De notre monde emporté de Christian Astolfi, Le bruit du monde, 2022