sam 25 août 2018 de 20h30 à 21h30

Grande salle

Récits d’un jeune médecin

de Mikhaïl Boulgakov
lu par André Wilms

Invités : André Wilms

LE LIVRE

Dans la Russie des années 1920, Mikhaël Boulgakov est envoyé comme médecin dans un village retiré afin d’y diriger un hôpital de campagne. Sans expérience, totalement laissé à lui-même, ne disposant que d’un équipement sommaire, il s’initie à l’exercice de la médecine dans des conditions rudes, faisant face aux superstitions et au fatalisme ambiant. Mêlant humour et intensité dramatique, ce récit largement autobiographique composé avec brio de sept nouvelles racontent l’ordinaire de la vie : un accouchement difficile, une amputation, un voyage au coeur d’une violente tempête de neige pour rejoindre un malade éloigné...

 

L'AUTEUR

Né à Kiev, médecin de l’armée, Mikhaïl Boulgakov (1891-1940) abandonne la médecine en 1920, pour se consacrer à la littérature. Auteur de comédies, de romans et de nombreuses nouvelles, ennemi de la bureaucratie et des compromis, cet écrivain passionné de théâtre, incompris et écrasé par le pouvoir soviétique dut se contenter d’emplois subalternes. Ayant conservé jusqu’à la fin sa dignité et sa liberté de créateur magnant le comique satirique proche du grotesque, il travailla à se construire posthume. Son œuvre est un chant né du silence.

 

LE COMEDIEN

André Wilms est un immense acteur de théâtre, il est aussi l’acteur fétiche du réalisateur Aki Kaurismaki (La Vie de bohème, Les Leningrad Cow-Boys rencontrent Moïse,  Juha et Le Havre). Il se fait connaître auprès du grand public en jouant le père de famille Le Quesnoy dans  La vie est un long fleuve tranquille  d’étienne Chatiliez. Au théâtre, il travaille avec des pointures comme Klaus Michael Grüber, Jean-Pierre Vincent, Michel Deutsc, Georges Lavaudant ou Heiner Goebbels. On se souvient de sa lecture magistrale de Portnoy et son complexe de Philip Roth à l’intime festival en 2015.

 

EXTRAIT

« Je me souviens parfaitement de cette nuit-là : c’était un 29 novembre, je fus réveillé par des coups tambourinés à la porte. Cinq minutes plus tard, tout en enfilant mon pantalon, je ne détachais pas mes yeux suppliants des divins ouvrages de chirurgie pratique. J’entendais un petit crissement de patins de traineau dans la cour : mon ouïe était devenue prodigieusement sensible. Ce que le sort me réservait était peut-être plus terrifiant que la hernie, plus terrifiant encore que la présentation transversale du fœtus : on venait d’amener chez moi, une petite fille. »

 

A LIRE

Récit d'un jeune médecin de Mikhail Boulgakov
Traduit du russe par Paul Lequesne

Livre de poche, 2017