sam 25 août 2018 de 18h15 à 19h15

Grande salle

Personne ne gagne

de Jack Black
lu par Yoann Blanc

Invités : Yoann Blanc

 

LE LIVRE 

Jack Black est un bandit, un cambrioleur, un perceur de coffres-forts. Il partage sa vie entre trains de marchandises, prisons, fumeries d’opium et saloons miteux. Toujours à l’affût, souvent en cavale, le jeune homme fait partie de la communauté des yeggs, ces voleurs qui sillonnent l’Amérique en cette fin de XIXe siècle. Avec ironie, sagesse et compassion, il nous entraîne sur la route. Personne ne gagne est un hymne à la liberté, à une existence  affranchie des conventions et deviendra vite un livre-culte de la Beat Generation.

 

L'AUTEUR 

Né en 1871, Thomas Callaghan alias «Jack Black» a grandi aux Etats-Unis dans le Missouri. Orphelin de mère, délaissé par son père, il mène la vie d’errance des « hobbos » dans l’ouest américain à l’aube du XXe siècle et devient un « yegg », un perçeur de coffres de haute volée. Condamné à 25 ans de pénitencier, il s’y impose comme un « parrain » du trafic d’opium. Après sa libération, il travaille pour le journal The San Francisco Call comme archiviste puis journaliste. Devenu conférencier et militant anti-peine de mort, il disparaît en 1932, peut-être suicidé dans le port de New York ou, peut-être, assassiné…

 

LE COMEDIEN

Yoann Blanc joue sur les scènes de théâtre belges et françaises sous la direction de Michel Dezoteux, Philippe Sireuil, Vincent Goethals, Alain Françon, Armel Roussel, Aurore Fattier, ... Souvent récompensé au théâtre et au cinéma, il est nommé à trois reprises dans la catégorie meilleur acteur au Prix de la critique. En 2017, il obtient le Magritte du meilleur espoir masculin dans Un homme à la mer de Géraldine Doignon. Il se fait connaître du grand public par son interprétation de l’inspecteur Peeters dans la série La Trêve.

 

EXTRAIT 

«Je me suis souvent demandé  à quel point l’existence d’un jeune garçon est meilleure quand il a une mère à ses côtés jusqu’à ce que sa vie soit stable, ou quand il a un foyer qui le protège jusqu’à ce qu’il apprenne à faire face au monde. Rien ne remplace une mère et un foyer. La plupart des gosses ne tiquent pas quand un copain leur dit : « Viens, je vais te présenter ma mère. » Moi, ça me remue tellement que je ne peux pas l’exprimer. Ces mots me rappellent que le jeune homme qui présente si fièrement sa mère est tout ce que je ne serai jamais.»

 

A LIRE 

Personne ne gagne de Jack Black
Traduit de l'anglais par Jeanne Toulouse et Nicolas Vidalenc
Monsieur Toussaint Louverture, 2017